Torchons

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T comme… Torchons

Torchons

Le torchon fait partie des pièces indispensables du linge de cuisine. Apparu dès le 14ème siècle sous la forme d’un morceau de toile assez grossière, il a évolué au cours du 20ème siècle. Il est devenu plus efficace et plus raffiné grâce à de nouvelles matières comme le coton et le lin, qui sont toujours les plus utilisées de nos jours.

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Comment choisir des torchons de bonne qualité ?

Un torchon de bonne qualité doit à la fois être absorbant, résistant et doux pour ne pas risquer de rayer la vaisselle. Le choix de la matière est donc primordial. Si la grande majorité des torchons sont confectionnés en coton, on trouve également des torchons en lin, en viscose ou en microfibre.

Les torchons en coton

Les torchons en coton possèdent plusieurs atouts. Tout d’abord, ils ont une capacité d’absorption importante, ce qui ne les empêche pas de sécher relativement vite.

Le coton a également de bonnes performances thermiques : il retient la chaleur tout en étant respirant, ce qui peut être très utile, par exemple, pour couvrir un plat chaud en attendant de le servir, ou un saladier dans lequel vous faites lever une pâte à pain ou à pizza.

Le coton supporte d’être lavé à une température élevée, et est donc particulièrement facile d’entretien. Un torchon 100 % coton peut être lavé sans risque à 60 °C, ce qui permet d’éliminer efficacement les germes et les bactéries. Or, un torchon de cuisine est particulièrement sujet à la présence et au développement de bactéries, d’où l’intérêt d’un lavage à haute température.

Enfin, les torchons en coton sont plutôt bon marché, même s’il existe des différences de prix s’expliquant notamment par le grammage (et donc l’épaisseur) du torchon, sa qualité, le type de tissage, la présence ou non de broderies, etc.

Vous pouvez opter pour un torchon en coton bio, dont l’impact environnemental est plus réduit que le coton cultivé de façon conventionnelle.

Il existe également différents types de tissage, qui donnent une texture et un aspect différents au coton. Il existe par exemple des torchons «nid d’abeille», dont l’aspect évoque les alvéoles d’une ruche : ces torchons sont épais, très absorbants et parfaits en guise d’essuie-mains. Vous trouverez aussi des torchons en jacquard, qui sont appréciés pour leurs qualités esthétiques : les motifs sont réalisés grâce au tissage de fils de couleur, et visibles aussi bien au recto qu’au verso du torchon. 

Les torchons en lin

Le lin est une fibre qui possède de nombreuses propriétés tout aussi intéressantes que le coton. Les torchons en lin sont très absorbants, résistants, ne laissent pas de trace sur la vaisselle transparente, ne retiennent pas les taches et deviennent de plus en plus doux au fil des lavages.

Ils supportent d’être lavés en machine à 40 °C, voire à 60 °C s’ils sont épais et de bonne qualité. Ils sèchent plus rapidement que les torchons en coton, et apportent une petite touche naturelle très esthétique.

Par ailleurs, le lin est écologique. Il est cultivé sous nos latitudes, en Europe et notamment en France, qui en est le premier fournisseur au monde. Cette plante a la particularité de pousser très vite et n’a pas besoin, contrairement au coton, de beaucoup d’eau pour se développer.

Les torchons en lin sont un peu plus coûteux que les torchons en coton, mais vous pouvez trouver un juste milieu en optant pour des torchons constitués d’un mélange de coton et de lin. Si vous n’avez pas le budget nécessaire pour acheter vos torchons, vos essuie-mains et vos essuie-verres en lin, privilégiez le coton pour les torchons et les essuie-mains, et le lin pour les essuie-verres. Ces derniers seront utiles pour votre vaisselle fragile.

Les torchons en viscose ou en microfibre

On trouve également des torchons en viscose, une fibre artificielle obtenue à partir de matières végétales comme la cellulose, issue du bois. Ce tissu, que l’on a pendant longtemps appelé «soie artificielle», a l’avantage d’être très doux et absorbant, tout en étant résistant et bon marché. On peut trouver des torchons 100 % viscose, ou fabriqués à partir d’un mélange de coton et de viscose.

Quant aux torchons en microfibre, ils se sont beaucoup développés ces dernières années. Leur principal atout est leur capacité à ne pas laisser de trace. Ils sont également absorbants et ne laissent pas de fibres sur la vaisselle. 

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Comment entretenir ses torchons ?

Vous devez posséder des torchons en quantité suffisante pour pouvoir assurer une rotation lorsque vous les lavez. En effet, les torchons et les essuie-mains doivent être lavés en machine fréquemment pour ne pas devenir des nids à bactéries.

Un torchon qui sert à essuyer la vaisselle tous les jours et qui est également utilisé comme essuie-main doit être lavé environ tous les deux jours. Si vous possédez un lave-vaisselle et des essuie-mains, et que vous n’utilisez vos torchons que ponctuellement, vous pouvez vous contenter d’un lavage hebdomadaire en machine.

Pour débarrasser vos torchons des taches, qui sont difficiles à éviter lorsqu’on cuisine, il est souvent indispensable de procéder à un prélavage. Vous pouvez utiliser du savon de Marseille, en frottant celui-ci sur la tache légèrement humidifiée. Une fois que la tache est recouverte de savon, placez le torchon quelques secondes sous le robinet et faites mousser en frottant énergiquement, puis rincez-le à l’eau claire avant de le mettre à la machine.

Vous n’avez pas de savon de Marseille? Celui-ci peut être remplacé par du bicarbonate de soude. Dans ce cas, vous devrez faire tremper votre torchon pendant quelques heures dans votre lavabo ou dans une bassine, préalablement remplis d’eau tiède et de 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude. En cas de tache récalcitrante, les cristaux de soude peuvent être très efficaces.

Une fois vos torchons prélavés et rincés, mettez-les dans votre machine à laver et choisissez si possible un programme à 60 °C pour éliminer les germes et les bactéries. Selon la matière de vos torchons, il peut être préférable de les laver à une température inférieure, généralement à 40 °C. Dans tous les cas, suivez les consignes présentes sur l’étiquette. 

Article rédigé par Thierry Villotte